
Livre paru · 297 pages · Il fait tout à merveille, tome 1
Dieu fait Tout
Ce chemin entier aura toujours été un chemin reçu.
Tout vient de Dieu. Tout ce qu'il fait est bon. Deux phrases qui n'en font qu'une, et la seconde est beaucoup plus difficile que la première. Confesser que tout vient de Dieu coûte peu tant que ce qui vient de lui nous plaît. La phrase se paie le jour où ce qui arrive ne ressemble pas à ce que nous appelions bon.
Alors surgit la question qu'un livre honnête ne peut pas contourner : si tout vient de Dieu, d'où vient le mal ? Ce n'est pas une question de philosophe. C'est celle d'un homme assis au bord d'un lit d'hôpital, devant une entreprise qui s'éteint, devant un deuil qu'aucune parole ne console.
Deux erreurs guettent celui qui souffre, et les deux lui volent son Dieu : croire que ce qui lui arrive est la sanction d'une faute cachée, ou croire que Dieu n'a rien à voir avec ce qui arrive. Entre les deux court un chemin étroit, et ce chemin est un regard. Dieu crée le malheur, la calamité qui corrige ; il ne crée pas le péché. Souverain sur tout, auteur moral de rien.
En trois mouvements, ce premier volume remonte à la source, la manne sans nom et le pain rompu après l'action de grâces ; il cherche pourquoi nous ne le voyons plus ; puis il affronte l'épreuve de face, sans consolation facile, jusqu'à Job et à la main qui tient la lame.
Il ne s'agit pas d'apprendre à appeler le mal un bien, ni de partir en enquête sur soi-même pour trouver enfin la faute. Il s'agit d'une seule chose : que ton regard cesse d'être absorbé par ce qui t'atteint, et redevienne entièrement tourné vers Celui qui te donne la vie.
Ce livre commence là où Ceci est mon corps s'est arrêté. Il s'achève sur une promesse qui n'est pas encore tenue : il a frappé, mais il bandera.
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« Il fait toute chose bonne en son temps ; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin. »